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 Who says the river can't leave its waters ? [R.]

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Laurence Kargeer
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MessageSujet: Who says the river can't leave its waters ? [R.]   Sam 29 Mar - 1:26

Pourquoi était-ce si difficile ? Pourquoi ne parvenait-il pas comme tout le monde à accepter la vérité telle qu’elle était ? Saydrin n’était pas – ou plus – prisonnière d’une quelconque société. Elle n’avait plus rien de cette jeune femme en détresse qu’il avait auparavant connu. C’était une tout autre personne qu’il avait rencontré quelques mois plus tôt, au Labo. Il ne saurait dire en quoi le fait qu’elle ne soit plus la même le perturbe autant. Craignait-il de n’être plus rien, plus personne, pour elle ? Avait-il peur de ne représenter plus qu’un simple homme – humain de surcroît – qui se perdait parmi tant d’autres ? Peut-être bien. Après tout, l’image d’une patiente affaiblie, alitée et à moitié inconsciente à cause des médicaments lui revenait sans cesse, elle le hantait même dans les méandres de son sommeil lors de certaines nuits agitées. A cette époque, il avait l’impression de pouvoir l’aider, d’être quelqu’un d’important pour elle, de haut placé… Pas juste un agent de la CIA qu’elle pouvait probablement exterminer d’un coup de jus. Les mois avaient beau se succéder à grande vitesse, sa vision des choses – elle – restait exactement la même. Elle avait changé d’identité, de comportement. Bailey Butler était une parfaite inconnue pour lui. Seule son enveloppe corporelle – demeurée intacte – lui laissait l’illusion que sa Saydrin devait se trouver quelque part dans ce corps et dans cet esprit.

Quoi qu’il en soit, malgré sa gêne certaine qui le poursuivait à chacune de ses entrevues avec elle, Laurence jugea bon de devoir changer d’endroit. D’autant plus qu’il se serait fortement passé de cette accroche avec la fille de joie prénommée Lexie. Avant tout présent sur les lieux pour un besoin professionnel, rester dans ce bar ne lui aurait apporté qu’une seule chose : se faire remarquer. Ce qu’il voulait à tout prix éviter. Il serait bien idiot de gâcher tant d’années de filature à cause d’un détail aussi insignifiant. Ils se mirent donc en route en direction du domicile de la jeune femme et regagnèrent rapidement le quartier de la Pomme Empoisonnée. Il n’avait guère eu l’occasion de s’y rendre régulièrement mais ce n’était pas pour autant la première fois qu’il mettait les pieds chez elle. Elle possédait une petite maisonnette, en apparence défraîchie comme tombant en ruine, mais l’intérieur donnait une impression bien différente.


« Il n’est pas dans ma nature d’offrir le gîte et le couvert aux gens, mais je dois bien avouer que ta condition m’indispose toujours autant. » Murmura-t-il tout en faisant quelques pas dans la maison.

La coupure d’électricité donnait une allure d’épouvante à ces murs de pierre. Même si Bailey se débrouillait très bien avec ses nombreuses bougies et que cela apportait une petite touche romantique aux locaux, Laurence ne parvenait toujours pas à comprendre comment elle pouvait vivre là-dedans.


« Si l’envie te prend de déménager. Ma porte t’est ouverte, le temps que tu trouves autre chose. » Marmonna-t-il par la suite dans sa barbe, les mots ayant du mal à sortir de sa bouche. Aimant par-dessus tout sa liberté et son petit nid douillet en solitaire, il ne lui était pas facile d’envisager emménager avec quelqu’un. A dire vrai, cela ne lui était jamais arrivé jusqu’à présent. Mais il ne pouvait l’abandonner dans ce quartier où régnait un nombre incertain de mafieux en tous genres. Il était dans son droit de décliner sa proposition, mais il aurait au moins fait l’effort de le dire à voix haute, libre à elle de refuser par la suite.
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